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Ce qui est bien, ce qui ne l'est pas. Ce qui ne l'est plus. S'accorder sur des envies, sur un futur, sur des promesses qui n'aboutieront peut être pas.
S'acharner à avancer avec un tel poids. Prévenir que cette personne bouffe votre amour. Petit à petit. Mine de rien. Sans prétention aucune. Ne pas y faire attention, contenir sa peur. Interioriser. Soupçonner. Pleurer au grand damne de ces dames satisfaites de leur oeuvre. Très charitable, merci bien.
Ne pas pouvoir se concentrer. Re-rater une année. Que vais-je faire alors? Que sera la vie? Ma vie? Un grand vide et une grande souffrance ne semblent suffir pourtant. Saigner encore et toujours. Comme preuve de vie irréfutable.
L'écriture revient. Mots transcendants, dépassants donc ma pensée même. Réfléchir. Aux heures perdues. A tes heures perdues. Avec qui, à faire quoi. Être trop lâche pour quitter cette foutue vie. Être trop lâche pour s'avouer vaincue par l'autre. Je ferais une grande scénariste, une grande metteuse en scène. Puisque le dramatique, moi, ça me connais. Puisque mettre en boîte des films, ça me réussit.
L'attente est longue. H + 24.
Et là, tout me revient. Lundi 29 novembre, quelques minutes avant la sonnerie de 13h35. Toi, allongée sur elle. Ton jean lulu castagnette, ton parka, ton écharpe colorée de ses couleurs qui nous réussissent (aient ?) si bien. Thibault, son aide. Ton numéro. Ton regard porté sur moi, alors rouge de gêne et de honte. Apeurée. Mercredi 31 novembre, notre permière conversation. Ces paroles échangées. Ces points communs alors invraisemblables. Qu'il était beau cet instant. Puis vendredi 2 décembre. Alors que pour moi rien n'était joué. Que je m'imaginais déjà te conquérir, te séduire. Cete douce odeure d'attente et de désir. Quelle fut ma surprise. Ce baiser. Ce baiser qui signa le début d'une histoire.
Je ne mettrai pas d'adjectif à ce mot. Une histoire ne se commente pas. Elle est comme elle est elle. Se vit ou ne se vit pas. Se vit ou ne se vit plus.
Et ce soir là. Allongées sur mon lit. Munit de ma lampe UV. Nos dessous blanc prenant vie. Prenant forme dans ce noir si puissant. La découverte du corps de l'autre. Ambiance violette. Premiers touchés. Premières carresses. Emues. Nous nous regardions dans le blanc des yeux. Être sûr que l'autre était bien là, que ce ne fut pas un si beau rêve. Le réveil serait trop difficile.
Nous ne savions quoi faire. Doucement hésitentes. Et cette musique. Et ces pleures. Et cette joie. Et cette absence. Ce désarroi le 4 juillet où tu n'étais pas là pour moi. Tu étais si mal que je sentais que tu es étais tout de même à mes côtés. Pensée.
Et maintenant ?
Je ne révise plus. Avais tant besoin de toi pour réviser ce fichu bac. Se mettre en confiance seule n'est pas acte facile. Ne rien faire de mes journées si ce n'est fumer. Me dire que c'est mal ne suffit pas, ne suffit plus. Poison ingéré machinalement. Puis après quoi? La gaypride de Paris gentiement proposée mais refusée. L'argent me manque parait-il. Je ne pense pas y aller. Je n'en ai pas envie. L'avenir me fera décider de la suite.
Mais avant cela, la fête de la musique. Je n'irai pas par peur de te voir accompagnée.
A moins que tu ne m'invites.
Espoir quand tu nous tiens... vicieux et paralysant espoir. Pourtant je veux y aller à tes côtés. Main dans la main.
Ma vie semble s'arrêter. Pourtant je survis, et plutôt bien apparemment. Je fume, glande, bois à l'occasion, ne sors plus, ne met plus le moindre petit bout de chair sur le balcon. Je n'ai rien oublié. Le futur en la sachant là, me parait improbable. 18 mois de test peu fructueux. Alors que faire ? Le fait est que je n'en sait rien. Je ne veux plus souffrir. Pourquoi aimer veut dire souffrir alors ?
Oui je t'aime et oui je n'ai jamais autant souffert.
Souffler pour recommencer. Distance veut -elle dire tromper? Embrasseras-tu d'autres femmes? En caresseras-tu d'autres ? Besoin irréprescible de savoir.
L'attente. Tout ce chemin parcouru. Mélodie vicieuse. Frappant corps et âme.
Si je te laisse souffler, seras-tu là ? Après. Cesseras-tu de m'aimer ? Continuerons nous ? Tout s'arrêtera-t-il ainsi ?
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